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Tristan TZARA 1896- 1963

Tristan Tzara restera l’inventeur de DADA, entreprise de démolition des arts, de la poésie et de la culture établie, unique aussi loin qu’on remonte la marche des idées, audacieuse tentative d’instauration d’une révolution permanente de l’esprit.

Tristan TZARA

Tout commence à Zurich en février 1916. Élève de philosophie et mathématiques à Bucarest (il est né en Roumanie, le 16 avril 1896), Tzara a quitté son pays l’année précédente. Avec d’autres réfugiés de diverses nationalités (son ami roumain Marcel Janco, Hans Arp, Richard Huelsenbeck), il participe aux soirées d’un cabaret, le cabaret Voltaire, ouvert par un réfractaire allemand, Hugo Ball, homme de théâtre et écrivain. Sous sa plume, le Manifeste dada 1918 (dans Dada 3 qui porte en exergue sur sa couverture une phrase de Descartes: «Je ne veux même pas savoir qu’il y a eu des hommes avant moi», vitriole toutes les valeurs et lance l’appel à la subversion totale, soutient la prééminence de la vie et de l’acte sur les arts et les idées, invite à jeter bas les idoles. «… Dada ne signifie rien  […] Je suis contre les systèmes, le plus acceptable des systèmes est celui de n’en avoir aucun  […] Que chaque homme crie: il y a un grand travail destructif, négatif, à accomplir. Balayer, nettoyer  […] Abolition de la mémoire: DADA; abolition de l’archéologie: DADA; abolition des prophètes: DADA; abolition du futur: DADA  […] Liberté: DADA, DADA, DADA, hurlement des douleurs crispées, entrelacement des contraires et de toutes les contradictions, des grotesques, des inconséquences: LA VIE.». Tzara étend son doute à des domaines qui en étaient préservés: l’art (tous les arts), la poésie, substituts de Dieu et des religions. 

En 1923, Les soirées dada, sont provocantes, tumultueuses, se multiplient, et également multiplication des bulletins, revues, tracts, manifestes.

Célèbre exposition au Cabaret Voltaire où un S.S. est exposé suspendu et habillé en cochon.

Partout Dada tonne: Cologne, Berlin, Hanovre, Rome, Naples, Prague, Madrid, Zagreb.
Dada – et Tristan Tzara est son prophète –triomphe, jusqu’au jour où le surréalisme, en germe avec L’amour, nié par Dada, réapparaît., 

Mais toute volonté de liberté a une fin dans un monde organisé par des lois et des contraintes.

Et le procès Maurice Barrès à Paris sonna le glas de DADA: le 13 mai 1921
C’est un projet de mises en accusation par DADA. Maurice Barrès est accusé de crime contre « la Sûreté de l’esprit » car longtemps pacifiste, il se tourne vers un nationalisme qui exaspère DADA. André Breton, est le Président du Tribunal, Louis Aragon et Philippe Soupault sont à la défense, et parmi les témoins, nous retrouvons Tristan Tzara.

L’événement est couvert par la presse. Cette représentation crée un grand tumulte, et les forces de l’ordre prévenues arrivent sur place et mettent fin à ce simulacre, qui lui-même mettra fin au mouvement qui trouvera pour porte de sortie le Surréalisme.

Francis Picabia était opposé à ce procès, il dira « …Dada a un tribunal, bientôt des gendarmes. »

Maurice Barrès meurt en 1923

Bientôt un cours complet en vidéo sur notre site web.

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