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L’origine du nom de ce quartier Montparnasse

Au rythme d’une visite guidée à Paris, le Montparnasse des années folles vous transportera dans la vie de Bohême des ces artistes. Il est le premier à subir l’attraction de Paris pour l’art. Les étudiants du XVIIIème siècle donnent ce nom à ce quartier. Ils viennent déclamer des vers sur la butte formée par de séculaires remblais. Cette dénomination fait référence au mont Parnasse, résidence des Muses. En ces temps, le boulevard était alors un lieu de promenade.
Dès la Révolution française, des salles de danse et des cabarets s’y installent, dont le célèbre bal Bullier. Néanmoins, en 1828 le boulevard était encore signalé comme « admirable, mais extrêmement solitaire. »

La vie artistique du quartier de Montparnasse

L’exposition universelle de 1889 et la riche vie artistique de Montmartre, attirent de nombreux artistes. Ils choisissent Montparnasse plus proche du centre de Paris que la butte Montmartre. PICASSO y emménage parmi les premiers. C’est un quartier qui leur offre des ateliers à des loyers modiques. L’environnement de cafés bon marché facilite la sociabilité, l’émulation et l’entraide. Les Montparnos instaurent rapidement une atmosphère créative et libertaire.
Venus rencontrer cette communauté artistique qui mène une existence de saltimbanques, des amateurs fortunés, surtout originaires des États-Unis comme Gertrude STEIN, Peggy GUGGENHEIM, … avec l’aide de critiques comme James JOYCE, Ernest HEMINGWAY, deviennent commanditaires. Les cafés comme le Dôme, la Closerie des Lilas, la Rotonde, le Sélect et La Coupole acceptent que des artistes affamés puissent occuper une table toute la soirée pour un prix dérisoire. S’ils s’endorment, les serveurs ont pour instruction de ne pas les déranger.

Profitez de cette visite guidée à Paris et pour un moment, et accompagnez les artistes dans leur vie nocturne du Montparnasse des années folles

La rue du Montparnasse est également passée dans la légende. Comme les nuits chaudes du Bar Dingo au 10 rue Delambre. La rue de la Gaîté était celle des théâtres et du music-hall, autour de Bobino. Sur leurs scènes, Damia, Kiki, Mayol et Georgius, utilisant leur seul nom comme c’était la mode, chantent et se produisent devant des salles pleines. Les Six se retrouvent également dans le quartier, créant une musique fondée sur les idées de SATIE et COCTEAU.

Balade à la fois historique et insolite à Paris et aller sur les traces du Montparnasse artistique des années folles.

Hormis les enseignes des cafés qui cultivent plus ou moins la nostalgie, il faut être attentif. Voici pour vous Le quartier artistique en quelques points clés pour une visite quasi complète.
La rue de la Gaité en 1804, est encore en-dehors du mur fiscal des Fermiers Généraux et pour échapper aux taxes sur le vin notamment perçues par l’Octroi de Paris, les débits de boissons étaient situés à l’extérieur de cette barrière. La rue abritait les guinguettes de Montparnasse : des bals et des restaurants, plus fameux les uns que les autres dont le restaurant Richefeu, au numéro 1, sur trois étages, où les prix descendaient à mesure que l’on montait.
Le théâtre du Luxembourg ( Bobino au numéro 20 de la rue) est crée en 1816. Il est au coin des rues Madame et de Fleurus. Il a hébergé la troupe foraine de l’amuseur « paradiste » Bobino. Le succès de ses spectacles, qui mélangeaient acrobaties, jongleries et pantomimes, a fait que les Parisiens appelaient la salle le théâtre de Bobino, et familièrement, Bobinche.

La rue du Montparnasse

Le nombre de crêperies au mètre carré rappelle que la gare Montparnasse qui dessert la Bretagne, a fait de ce quartier le fief des Bretons de Paris. L’immigration bretonne, déjà ancienne, les nourrices bretonnes étant réputées, connaît un essor important avec les travaux d’HAUSSMANN. Les Bretons accompagnent les pavés de granit et leurs femmes suivent, trouvant à se placer dans la domesticité.
Le Cabaret des Fleurs est une célèbre boîte de nuit où se produisit Kiki. De nombreux peintres la prennent comme modèle : MODIGLIANI, SOUTINE, PICASSO, FOUJITA, DERAIN, avec qui elle partage sa vie pendant 4 ans, Man Ray…

La rue de Fleurus au n° 27, a habité Gertrude Stein et son frère Léo, tous deux fervents admirateurs de Henri Matisse et de Pablo Picasso. C’est à ces américains venus à Paris pour l’Art que ces deux artistes doivent leur célébrités. Dans le salon des Stein se réunissaient chaque soir à partir de 17h00 artistes et auteurs.

Rue Vavin no 26 : Immeuble à gradins imaginé en 1912 par Henri Sauvage et dont la façade classée est entièrement recouverte de faïence, raison pour laquelle il y est strictement interdit de poser des plaques commerciales (sociétés, médecins etc…). Dans les derniers étages existe un théâtre privé.

Boulevard du Montparnasse

Vous trouverez ici Le Sélect, une brasserie fondée en 1923. La Coupole ouverte le 20 décembre 1927, donne lieu à une fête mémorable. 1200 bouteilles de Mumm se révèlent insuffisantes face à l’afflux de 3000 invités. Au sous-sol, le dancing ouvre le 24 décembre 1928. Parmi les premiers artistes et intellectuels à adopter le lieu, on peut citer COCTEAU, MAN RAY, BRAQUE ou BRASSAÏ. ARAGON et Elsa TRIOLET s’y rencontrent en 1928. Dans les années 1930, les aficionados du lieu sont PICASSO, Sonia DELAUNAY, MALRAUX, PRÉVERT, SIMENON, BRETON, CHAGALL, PIAF, MISTINGUETT, Joséphine BAKER qui intimide les client en venant dîner en tenant en laisse son guépard Chiquita, 

Rue Delambre N° 5

FOUJITA occupe un logement à cet emplacement de 1917 à 1924.

Grand Hôtel des Écoles (aujourd’hui Hôtel Lenox) (n°15)

Le grand hôtel des Écoles accueillit nombre d’hôtes prestigieux. Henry et June MILLER habitent ici de 1928 à 1930, à une époque où MILLER n’est pas encore écrivain. Kiki de Montparnasse occupa un appartement dans cet hôtel. Parmi les occupants des lieux se trouve également JOYCE, Gertrude STEIN, COCTEAU, Marc VAUX… MAN RAY fait de la chambre 37 l’un de ses premiers studios.

Persévérons vers le Dingo Bar (n°10) dans cette visite guidée à Paris à la rencontre de ce Montparnasse des Années folles.

c’est dans ce bar que HEMINGWAY rencontre SCOT FITZGERALD pour la première fois. HEMINGWAY est installé sur un tabouret, au comptoir, SCOTT. Il rentre dans le bar, se dirige vers lui et se présente. Et aussi l’un de ses amis, le joueur de base-ball Dunc CHAPLIN. Ils se mettent à boire une bouteille de champagne tous les trois. On dit que c’est ici qu’HEMINGWAY, en connaisseur de cocktails, aurait trouvé la recette du Long island iced tea. Le Dingo Bar est devenu un restaurant italien. Mais, le vieux comptoir en bois est toujours là.

Rue de la Grande Chaumière 

l’Académie de la Grande Chaumière n°14 : MODIGLIANI a fréquentée l’Académie. À cette époque, la rue compte quatre académies. La Grande Chaumière est toujours active. La Suissesse Martha Stettler (1870-1945) l’a fondée en 1904. Une académie très réputée à la fois pour la peinture et à la sculpture au début du XXe siècle.

Rue Campagne première : au no 3

De 1877 à sa mort en 1933, le sculpteur François POMPON, vivait dans un de ces ateliers-logements. Vous y verrez le restaurant : Chez Rosalie, tenu par Rosalie, modèle d’Odilon REDON et de William BOUGUEREAU s’y trouvait. Au n°9, le poète Rainer Maria Rilke demeura également à cette adresse. L’immeuble est bâti avec des matériaux de récupération de l’expo universelle de 1889.

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