Salonique, Thessalonique, Selanik, Solun, Salonica, autant de noms pour la capitale de la Macédoine centrale, fondée en 315 av. J.-C. par Cassandre, anciennement co-capitale de l’Empire byzantin et désormais de la Grèce contemporaine. Elle a aussi été à tour de rôle la « Jérusalem des Balkans », la « ville la plus juive du monde », la « capitale des réfugiés », « la mère de la pauvreté » ou encore la « mariée du Nord ».

Le centre historique de Thessalonique est riche de différentes influences historiques et culturelles. La ville fut l’un des premiers foyers de diffusion du christianisme. Ses monuments chrétiens offrent des exemples éminents d’églises d’une période allant du IVe au XVe siècle. Les mosaïques de la Rotonde, de Saint-Démétrios et de Saint-David font partie des grands chefs-d’œuvre de l’art paléochrétien. Le musée de la Civilisation byzantine présente selon une muséographie moderne une remarquable collection sur la culture byzantine en Macédoine de la période paléochrétienne à l’époque postbyzantine. Il rassemble de magnifiques éléments architecturaux d’églises macédoniennes et d’art funéraire. Calliopée vous conseille également d’aller observer l’arc de Galère, ainsi que la Tour Blanche qui domine le front de mer et qui abrite le musée de l’histoire de la ville. La ville juive est également très dynamique, avec de grandes synagogues comme celle de Monasterioton ou de Yad Hazikharon.

Profitez également d’une promenade dans les ruelles pittoresques de la ville Haute. Les maisons individuelles aux façades très colorées s’échelonnent le long des vestiges des anciennes murailles. Au sommet de la ville Haute, les habitants aiment admirer le coucher de soleil face à l’immense baie. En ce qui concerne la baignade, les plus belles plages sont situées dans la banlieue de Thessalonique, par exemple à Nei Epivates. Des navettes maritimes y emmènent facilement les touristes, et permettent de découvrir l’étendue de la métropole depuis la mer au cours de la traversée.

Depuis Thessalonique, il est facile de se rendre sur le site archéologique de Vergina, pour y découvrir le palais et le tombeau du roi Philippe II de Macédoine, père d’Alexandre le Grand. Les tombes royales de Vergina ont été mises au jour par l’archéologue grec Manolis Andronikos en novembre 1977 et depuis, ce site est connu dans le monde entier. Plonger ensuite à l’époque du royaume glorieux de l’ancienne Macédoine avec la visite du site archéologique de Pella situé à quelques kilomètres. Pella est la ville natale d’Alexandre le Grand. Les fouilles ont révélé la grandeur de cette cité, métropole majestueuse de la période antique. Le musée archéologique immerge le visiteur dans le quotidien de l’antique Pella au travers de grandes mosaïques, d’une multitude de monnaies et d’ustensiles, et de caveaux funéraires bien conservés.

Thessalonique est considérée comme la ville de la lenteur en Grèce. Le mot « tranquillement » (chalara/χαλαρά) est utilisé de manière un peu moqueuse par les Athéniens pour décrire les Thessaloniciens. Les habitants aiment rester deux heures à la terrasse avec un café grec à regarder la foule. Thessalonique a longtemps été l’archétype de la « ville orientale », avec ses minarets (qui n’existent plus) et sa population juive. La lenteur est certainement un cliché orientaliste qui a survécu.

Les Grecs vont régulièrement à la taverne. Elles sont généralement prisées et assez bruyantes, mais très conviviales. Partager les plats est bien souvent la règle à la taverne. Les grandes tables sont recouvertes de plusieurs plats (salades grecques, légumes grillés, fêta, poulpe mariné, aubergines confites, assiettes de viandes…) et boissons (le vin blanc est le plus réputé). La carte est généralement très longue et variée : votre table sera très diverse. Il est très rare que les Grecs commandent un plat individuel. Par ailleurs, dans les tavernes traditionnelles de Thessalonique, le dessert est bien souvent offert par le restaurateur à l’issue du repas.