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Depuis toujours, l’origine de ce nom est discuté et disputé. D’aucuns prétendent qu’il s’agit du Mont de Mars, car existaient sur la Butte, quelques villas et deux temples romains dont l’un était dédié à Mars et l’autre à Mercure où se trouve l’emplacement de l’actuel Moulin de la Galette. Pour d’autres parigots et parigotes, Montmartre, c’est l’histoire ou la légende, transmise par Hilduin, Abbé de Saint-Germain-des-Prés à l’ imagination très fertile, qui prend le dessus. Il relate la vie de Saint Denis, premier évêque de Paris, et nomme ce lieu « Mont Mercurii« . La prononciation glisse dés la fin du IX siècle pour devenir « Mont Mercre« , puis « Mont Mertre« , puis « Mont Martyrs« , pour enfin finir en Mont Martre, simplification paresseuse oblige !
Cette légende nous raconte qu’au cours de l’interrogatoire, une aristocrate romaine nommée Larcia accuse Denis d’être un magicien. Aussitôt, Denis est dénudé et flagellé sous les yeux de ses compagnons Rustique et Éleuthère, qui ne tardent pas à subir le même sort. D’après Hilduin, Denis est ensuite allongé nu sur un gril, puis livré à des bêtes sauvages affamées, jeté dans une fournaise et finalement suspendu à une croix, mais il surmonte toutes ces épreuves grâce à la puissance de ses prières. Ses compagnons, soumis aux mêmes tourments, y survivent avec le même succès. Ensuite, tandis que saint Denis célébrait une messe dans sa prison, le Christ serait apparu accompagné de la multitude des anges et lui aurait tendu l’hostie de ses propres mains. En fin de compte, après une nouvelle flagellation, le préfet ordonne la mise à mort des trois hommes par décapitation.
Toutes les légendes postérieures reprennent ce même récit, seules les armes changent. D’autres affirment même que Saint Denis, après avoir été décapité, serait parti la tête sous les bras jusqu’à la Basilique qui porte son nom où il rendit l’âme.

Saint-Denis présentant sa tête

Vous connaissez probablement le Montmartre d’aujourd’hui, ce charmant quartier de Paris, et vous êtes persuadés qu’il en a toujours été ainsi, de ses belles ruelles sinueuses, des belles façades Art Déco de ses immeubles ou tout simplement de son ambiance bohème. Mais que nenni ! Avant cela Montmartre a eu une toute autre vie.
Devenu une commune de la Seine en 1790, elle s’est vue attribuer, le nom de Mont-Marat au cours de la Révolution. Une référence plutôt sanguinolente que joyeuse, vous en conviendrez.
En 1860, Le village est scindée en deux parties. La Butte-Montmartre va être rattachée à Paris tandis que le reste ira à la commune de Saint-Ouen. À cette époque, ce n’est q’un vaste champ, où se sont réfugiés toutes les pauvres gens chassées par le modernisme haussmannien. N’ayant pas les moyens de payer les nouveaux loyers parisiens très élevés, ces parisiens s’exilent dans cette partie de la ville en érigeant des cabanes de bois. C’est comme cela que naît, ce qui a longtemps été appelé le Maquis de Montmartre où prend vie un véritable « ghetto » à l’âme d’un village. Et, malgré le manque d’hygiène et l’insécurité qui y règnent, c’est une communauté solidaire et unie. Y logent et y circulent énormément de voleurs surnommés à l’époque, « Les Apaches« . C’est à partir de cette période que la Butte Montmartre va inspirer de nombreux peu fortunés comme l’étaient Vincent VAN GOGH, Auguste RENOIR, Henri de Toulouse Lautrec, Tristan TZARA, …

Mais aujourd’hui tout a changé et lors d’une visite guidée menée par Calliopée, vous aimerez encore plus ce quartier. Mais en attendant, voici quelques conseils pour vos flâneries montmartroises, dans ce quartier romantique par excellence.
Le musée Cortot, ancien atelier de Renoir, devenu demeure familiale puis musée, aujourd’hui.
Le Lapin Agile, anciennement Lapin à Gill (André Gill), un caricaturiste. C’était en ce lieu que le père Frédé, propriétaire du cabaret, aimait festoyer avec les artistes de la Butte. Et si le coeur vous en dit, allez y passer une soirée. Vous y chanterez quelques chansons bien grivoises, entrecoupées de boissons à consommer avec modération !
La cité des Fusains, cité de l’avant-garde, c’était autrefois une véritable pépinière d’artistes. André Derain et Pierre Bonnard, Max Ernst ou encore Joan Miró, …y ont séjourné.

Le Cabaret « Au Lapin Agile »

Le Bateau-Lavoir ou la fabrique de chefs d’œuvres, sur la place Emile Goudeau. Avant de servir d’atelier à Kees Van Dongen, Amadeo Modigliani, c’était une manufacture de pianos. Et c’est en ce lieu que sont nées les Demoiselles d’Avignon de Pablo Picasso.
En continuant votre flânerie au gré de vos pas, vous vous perdrez avec délectation dans les ruelles sinueuses de ce Montmartre aux multiples charmes.

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