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Le château de la Buzine
La famille Pagnol, grâce à la clé ouvrant les portes le long du canal, longeait les différents domaines pour rejoindre La Treille, où le petit Marcel s’enivrait des saveurs de ses collines.
Construit en 1867, Henry De Buzens était un écuyer noble de Marseille lorsqu’il acheta l’ensemble du domaine en 1667. La mode à l’époque était de féminiser l’appellation de sa terre à partir de son nom de famille. La propriété de De Buzens devint ainsi La Buzine. Le nom est resté !


Le château a acquis une renommée mondiale grâce aux mémoires de Marcel Pagnol, et notamment le second volume Le Château de ma mère (1957). Dans ses récits, l’auteur raconte comment, quand il était enfant, il avait tant de fois traversé cette propriété pour rejoindre la maison de vacances, La Bastide Neuve, que sa famille louait dans la campagne marseillaise. Le 21 juillet 1941, Marcel Pagnol achète le domaine de la Buzine pour en faire une Cité du cinéma avec plateaux de tournage, logements pour toute l’équipe, ateliers. Cet immense studio de cinéma serait une sorte d’Hollywood sur la Méditerranée. Mais la Seconde Guerre mondiale a ruiné ses plans car le bâtiment est réquisitionné par les Allemands au cours de l’Occupation. À l’issue de la guerre, la demeure est devenue insalubre et inhabitable, et Pagnol se résout à vendre en 1973. La ville de Marseille restaure le Château de la Buzine entre 2006 et 2013 et en a fait une Maison des Cinématographies de la Méditerranée. Il est inscrit au titre des Monuments historiques depuis le 13 janvier 1997

Les origines
Le vaste domaine s’étendait depuis Saint-Menet jusqu’aux Camoins, et appartenait à la famille Diodé jusqu’à la moitié du XVe siècle. Après plusieurs abandons et ventes, une partie fut acquise par Guillaume Reynard. Et, ce domaine érigé en fief deux siècles et demi plus tard a reçu selon l’usage le patronyme de son premier propriétaire en devenant La Reynarde.
Le domaine allait passer de main en main sans changement notable jusqu’à la Révolution française.

L’histoire de la Buzine continue pendant la Révolution
Une famille de Flotte qui était entrée en possession de la bastide, se la vit confisquer, en punition d’avoir émigré après les événements de 1789, comme le firent un grand nombre d’aristocrates de l’époque. Elle y renonça si peu que, sous le Premier empire, une descendante mit un point d’honneur à récupérer le bien de ses aïeux. Cela fut chose faite au moment de la chute de Napoléon. Et le voilà cité, c’est sa fête cette année !
Pierre Hilaire Curtil, bâtisseur de son métier, acquiert la bastide, la rase et, sur ses fondations, fait ériger le château dans sa forme à peu près actuelle. Plusieurs propriétaires vont se succéder à la Buzine. Parmi les nombreuses transactions signées devant notaire, l’achat par Louis-Félix Pallez à Mme Juliette Mantes, belle-sœur d’Edmond Rostand, en 1901.
Le nouveau châtelain dessine et ajoute en 1906 une extension à l’aile ouest dans laquelle il installe un salon de musique. Férue de musique, la famille y donnera à la Belle Epoque de nombreuses fêtes et des concerts.

N’oubliez pas, c’est à Marseille tout près de la bonne mère que ça se passe !

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