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Commençons notre parcours découverte par le parvis de Notre-Dame, sur lequel est situé le point zéro. Il s’agit d’une rose des vents gravée dans une pièce de bronze et entourée d’une dalle de pierre sur laquelle on peut lire « Point zéro des routes de France« . C’est à partir d’ici que sont calculées les distances avec les autres villes de France.
Historiquement, cet emplacement a vu défiler un passé sanguinolent et tragique. Un poteau, nommé Échelle de la Justice, y avait été placé, pour que les condamnés s’agenouillent devant en faisant amende honorable. C’est au cours de la deuxième moitié du XVIIIe siècle qu’il est remplacé par un carcan afin d’attacher le condamné au poteau.
Louis XV en fera le point zéro le 22 avril 1769. C’est Louis XVI qui en ordonnera sa matérialisation par une borne. Après douze ans, de débat au conseil municipal, en 1924, la décision est prise pour que la plaque actuelle soit posée.
Et selon une légende que peu de personnes connaissent, si vous marchez sur le point zéro, où que vous alliez, quoique vous décidiez vos pas vous ramèneront à Paris !

Le Marais, vous vous en doutez, un des plus vieux quartiers de la capitale regorge d’hôtels particuliers entre cour et jardin. Un des plus beaux est l’hôtel de Soubise, dont la construction a débuté en 1371. De cette époque, il ne reste plus que la porte d’entrée fortifiée cantonnée de deux échauguettes.
C’est dans la seconde moitié du XVIIe siècle que Marie de Guise, dite Mademoiselle de Guise, dernière descendante du nom, embellit considérablement l’hôtel et ses jardins. Ce lieu devient le théâtre d’une brillante cour où se côtoient, en habitués, Corneille, Tristan L’Hermite parmi tant d’autres personnalités. Devenu musée des Archives nationales, conçu sous le Second Empire par Léon LABORDE, en 1867. Il offre aux visiteurs, selon LABORDE « un abrégé des preuves de l’histoire de France »

Hôtel de Soubise

Le cloître des Billettes, est un lieu incontournable, et à ne pas manquer dans ce quartier, situé au 24 rue des Archives. Il date de 1427  et a conservé sa splendeur d’antan grâce aux diverses restaurations intelligemment menées au fil des siècles.
La décision de bâtir ici une première chapelle est liée à une prétendue « profanation d’hostie », thématique antisémite récurrente dans toute la chrétienté du Moyen Âge. L’histoire est celle d’une femme chrétienne qui avait mis ses plus beaux vêtements en gages chez Jonathas Ben Haym, prêteur sur gages, ayant ici sa maison. Elle souhaite les récupérer lors des fêtes de Pâques en 1290, mais n’a pas l’argent demandé. Jonathas accepte de les lui rendre en échange d’une hostie consacrée. La femme se rend donc à la messe de l’église Saint-Merri et conserve sous sa langue, l’hostie de la communion qu’elle remet au juif, qui, selon les termes de son procès, découpe l’hostie qui se mit à saigner. Devant sa femme et ses enfants épouvantés, il continue à la martyriser, répétant la Passion du Christ : il veut la percer avec un clou, la flagelle, la jette au feu, tente de la découper, mais toujours l’hostie demeure intacte et continue à saigner. Pour s’en débarrasser, il la jette dans l’eau bouillante qui rougit ; le Christ apparaît et le prêteur juif s’enfuit. Une voisine, intriguée, entre chez lui, recueille l’hostie et la porte à l’église Saint-Jean-en-Grève. L’évêque fait comparaître le prêteur juif qui est condamné à être brûlé en place de grève, tandis que sa famille se fait baptiser.

Cloître des Billettes

Rassurez-vous, Il n’y a pas eu que des histoires macabres, sordides et tragiques à vous faire fuir à grandes enjambées. Au fil d »une visite guidée avec Calliopée, vous irez d’enchantement en enchantement au travers de ces rues et ruelles.

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