+33 (0)1 58 83 53 24 Contact

La Butte-aux-Cailles, petite colline qui culmine à 63 mètres, est le plus vieux quartier du 13ème arrondissement de Paris. On pourrait presque parler d’un village au cœur de la ville Lumière, une enclave au charme insolite. Aujourd’hui, il est associé au Street au Art, et parfois certains y évoquent les derniers combats de la Commune de Paris.

Si ce quartier a su conserver son charme d’antan, c’est en partie grâce à ses grandes carrières qui ont empêché la construction de bâtiments haussmanniens trop lourds pour son sol. Ses entrelacs de petites ruelles étroites, pavées et jalonnées de maisons et ses très petits immeubles, détonnent vraiment avec les autres quartiers voulus par le Second Empire.
Des herbes folles poussent ça et là, devant des terrasses débordant de fleurs et de verdure.

Le terrain fut acquis par un certain Pierre Caille en 1543, d’où, semble-t-il, le nom qui lui fut donné, en englobant toute sa famille : “les Cailles”. Pas question d’oiseaux !
À cette époque, ce petit hameau, était recouvert de prairies et la Bièvre qui se jetait dans la Seine, le traversait. Mais cette petite rivière tranquille a malheureusement été polluée par l’activité des teinturiers, des tanneurs ou encore des bouchers qui peuplaient la Butte. En 1910, elle a été recouverte pour d’une part faire cesser ces rejets dans son lit mais aussi pour des raisons d’hygiène car elle était un véritable « égout de plein air ».
Soulignons que tout comme d’autres buttes parisiennes, ce quartier perché eut ses moulins à vent aux XVIIème et XVIIIème siècles pour moudre le blé et approvisionner Paris.

En 1784, la décision de construire un mur, celui des Fermiers Généraux, tout autour de la capitale pour faciliter la perception de l’impôt sur les marchandises sépara physiquement la Butte du reste de la capitale. Tout ici, semble logique car la Butte dépendait encore de la commune de Gentilly. Elle ne sera rattachée à Paris qu’en 1860, comme bien d’autres villages et hameaux.
Il s’en est passé des choses cette année, en France et ailleurs !!!

La « Place de la Commune de Paris », le bar « Le merle moqueur » ou encore le restaurant/coopérative « Le temps des cerises » sont autant de clins d’œil au mouvement insurrectionnel de la Commune de Paris. La chanson Le Temps des Cerises est en effet un des hymnes utilisé par les insurgés.

Le Street-Art
Les murs sont fréquemment décorés par du “street art”. C’est le premier quartier de Paris qui a vu naître ces fameux graffitis réalisés par ceux et celles nommés les tagueurs, terme de l’époque, pleinement péjoratif. Les connaisseurs apprécieront en particulier les pochoirs en noir et blanc de Miss Tic qui se décrit comme une femme poète d’art urbain. Apparaît souvent sa “Femme fatale” en jupe noire avec des commentaires à double sens.  

Petite Alsace et Petite Russie ! La rue DAVIEL à l’ouest présente plusieurs points d’intérêt.
« La Petite Alsace” est un ensemble de quarante maisons mitoyennes en briques, de style alsacien précisément, bâties autour d’une cour centrale de 500 m². Elles furent construites en 1913 pour accueillir des familles ouvrières… et nombreuses (de plus de 10 personnes ! ). On en fait plus des familles comme celles-ci
« La Petite Russie” est un ensemble de seize pavillons blancs, accolés en deux grandes bâtisses entourées d’une terrasse commune. C’est la compagnie de taxis Citroën qui la fit construire en 1912 pour héberger ses chauffeurs, souvent d’origine russe. D’où son double nom de “Petite Russie” et “Cité Citroën”! Les taxis étaient garés sous la terrasse.
La “Villa Daviel” juste de l’autre côté de la rue invite à une petite incursion dans la verdure et le calme.

Évoquer la Butte-aux-Cailles sans mentionner sa sublime piscine de style Art Nouveau construite entre 1922 et 1924 serait oubli grossier. L’architecte Louis Bonnier a choisi des briques rouges, matériau peu courant à l’époque pour Paris qui utilisait la pierre de taille, rappelant les maisons du Nord. La piscine est alimentée par un puits Artésien construit par Arago et donnant une eau naturellement chaude à 28 degré depuis 1893. Ce puits de 584 mètres de profondeur est situé place Paul-Verlaine où il alimente aussi une fontaine Wallace publique.
Nul besoin, d’attendre la réouverture des bars et terrasses pour boire un verre en plein air à Paris !

Découvrez ce charmant village parisien, et oui, on ne peut le nommer autrement avec Calliopée lors d’une visite guidée.
Elle le fait très bien notre muse !

Envie de découvrir le monde ??

Laissez-vous guider,
inscrivez-vous à notre newsletter !






Votre inscription a bien été prise en compte !