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Saint-Blaise
Il était un des quatorze saints appelés « auxiliateurs » ou « secourables ». Il vivait en Arménie, vers la fin du IIIe siècle et au commencement du IVe. Illustre par sa naissance et encore plus par ses vertus et sa piété, il exerçait depuis longtemps et avec grand succès la profession de médecin quand le Dieu tout puissant qui avait pris Luc pour en faire un évangéliste, choisit Blaise pour guérir les âmes de ses compatriotes après avoir soigner leur corps et le fit élire comme évêque par les clercs et le peuple de la ville. Mais désirant goûté les douceurs de la vie contemplative, Blaise se retira dans une grotte du mont Agrée.

Les chasseurs l’ayant trouvé en prière, le dénoncèrent à Agricola, gouverneur de Sébaste, qui envoya immédiatement des soldats pour l’arrêter. Le saint, heureux d’être appelé à donner sa vie pour le Christ, les suivit avec joie. Il guérit par sa bénédiction et l’imposition de ses mains les nombreux malades qui se pressaient sur son passage.
Les supplices ne parvenant pas à lui faire renier sa foi. Agricola le condamna alors à avoir la tête tranchée. Avant de recevoir le coup fatal, le saint pria Dieu en faveur de ceux qui, dans la suite, imploreraient son assistance dans les maladies.
On raconte que, dans sa prison, on lui a mené un jeune enfant qui, en mangeant du poisson, avait avalé une arête qui l’étranglait et le menaçait de suffocation. Le saint pria Notre Seigneur de lui rendre la santé, ainsi qu’à tous ceux qui seraient atteints d’un mal semblable, et l’enfant fut aussitôt guéri. De là est venu l’usage populaire d’invoquer saint Blaise contre toutes les maladies de la gorge, du cou, contre la toux, la coqueluche et même les maux de dents. Le jour de sa fête a encore lieu dans quelques églises, la bénédiction de l’huile, du pain et des fruits destinés à procurer la guérison des malades qui en usent en recourant à l’intercession du saint.

Giambattista Tiepolo, Saint-Blaise de Sébaste, 1734, Ca’ Rezzonico, Venise

La chapelle
De même qu’on ne construisait pas de château sans y accoler une chapelle, on ne concevait pas autrefois, une institution charitable sans édifice religieux. La chapelle est située à l’extérieur du bourg. Elle faisait partie, d’une importante léproserie connue sous le nom de « maladrerie Saint-Blaise« . L’heureuse disparition de la lèpre, qui avait été la terreur du moyen âge et qui, à partir du XIVe et XVe siècle, s’affaiblit progressivement, devait rendre de moins en moins utile les asiles réservés à ce mal et finir par amener leur transformation complète. N’abritant plus de malades et condamnée à la décadence, on jugera préférable de démolir cette léproserie plutôt que d’assurer les frais de son entretien. Seule la chapelle fut conservée. Elle est sur une plaine où poussent des plantes médicinales qui font la renommée de Milly.
À l’intérieur, les murs aux pierres apparentes n’avaient plus aucun enduit et au sol on marchait sur la terre battue. Seul subsistait un autel taillé dans une ancienne pierre tombale et un très vieux bénitier de pierre scellé près de la porte d’entrée, autour de laquelle on distingue encore un reste de moulure en plein cintre usé par le temps.

Jean COCTEAU
Quelques habitants de Milly, décidèrent de remettre cette chapelle en état, de revêtir les murs d’un enduit propice afin d’ offrir au décorateur une surface digne de son inspiration, de poser un dallage en grés. Ainsi Jean Cocteau a pu dire : « Quand je suis venu ici, j’ai d’abord dû guérir cette ancienne léproserie, car elle avait la lèpre elle-même ». Jean Cocteau, ayant élu son dernier domicile à Milly et citoyen d’honneur de cette ville, venait de terminer la chapelle Saint-Pierre, de Villefranche-sur-Mer, avait été choisi pour décorer ce minuscule édifice.
Aujourd’hui, une splendide décoration anoblit les murs repeints. Le chevet montre, dans le style équilibré et dépouillé qui est celui du Jean Cocteau, une magnifique résurrection surmontant un Christ aux épines, très saisissant, qui occupe le fond de l’autel. Toute cette scène observe la règle primitive du dessin. Jean Cocteau utilise la ligne, c’est-à-dire l’extrême simplicité des débuts, le procédé décrit par Pline l’ancien dans son Histoire Naturelle : « La fille du potier Boutadés, de Corinthe, « Capta amore juvenis« .
Cocteau dessine les plantes fleuries sur de petits cartons qu’il projette ensuite avec une lanterne magique sur les murs. L’ensemble peint à la cire dans des tons pastels et irisés offre aux visiteurs une émouvante impression de fraîcheur et de poésie. Les « Simples* »,forment le thème de cette œuvre et de magnifiques hampes fleuries ornent les côtés et le tour de la porte de la chapelle. On reconnaît aisément l’arnica, la renoncule, la colchique, l’aconit, la jusquiame, la digitale. Cocteau dira : « Je me suis particulièrement appliqué pour la digitale, qui guérit les cœurs agités. », la valériane, la guimauve, la gentiane, et enfin la célèbre et fameuse menthe de Milly.

C’est dans cette chapelle, où tout est simplicité et humilité, que Jean Coteau repose pour l’éternité.
La grande dalle porte en signature ces simples mots de fidélité : « Je reste avec vous.« 
Son fils adoptif Edouard Dermit, décédé le 15 mai 1995, repose à ses côtés. C’est Jean Marais, que vous entendez commenter les décorations et un peu de la vie de Jean Cocteau dés que vous pénétrez dans la chapelle.

La maison de Jean Cocteau devenue musée

Lors d’une visite guidée, Calliopée vous emmènera découvrir sa maison à Milly-la-Forêt et quelques décors qui ont servi à plusieurs de ses films, dont La Belle et la Bête

*Plantes médicinales.

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