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« La cité perchée de Ronda fait partie des villages blancs typiques des terres andalouses. Facilement accessibles à pied ou en voiture, ces « pueblos blancos » et leurs petites ruelles escarpées constituent une étape incontournable lors d’un voyage culturel en Andalousie. Ronda est l’une des plus vieilles villes d’Espagne : elle a d’abord été colonisée par les Celtes, puis a subi les influences romaines et maures. Ronda tire son charme d’un mélange fascinant d’architecture.

La particularité de Ronda est d’être traversée par les impressionnantes Gorges du Tajo, au fond desquelles coule le río Guadelevín. Ainsi, ce canyon de 60 mètres de large divise-t-il la ville : d’un côté, la vieille ville, secrète et paisible, de l’autre, la nouvelle, dynamique et touristique. Seul lien entre ces deux quartiers, le majestueux Puente Nuevo (Pont Neuf) domine la gorge du haut de ses 98 mètres. Il permet d’admirer à loisir le ravin qui s’étire entre les maisons bâties au bord de la falaise. Difficile de rester insensible face à tant de prestance. L’idée de sa construction revient au roi Philippe V, qui ordonne en 1735 l’érection d’une immense arche. Or les travaux n’arrivent pas à terme car les structures du pont s’effondrent lors d’une crue du fleuve Guadelevín six ans après le début des travaux. La construction de l’actuel pont, conçu en trois arcs en plein cintre, débute en 1751 pour s’achever 42 ans plus tard. Le monument est un véritable exploit par la technicité de sa construction.

Un chemin à flanc de colline aboutit à un fantastique point de vue sur le pont et la cascade qui s’en échappe. La lumière à Ronda est incroyable, particulièrement celle de fin de journée. Depuis les hauteurs, le visiteur peut admirer les rayons du soleil qui percent les nuages et qui viennent éclairer les vallées aux pins alignés. Au printemps, le bassin du fleuve est recouvert d’un tapis de fleurs. Ce panorama impressionnant constitue l’attraction principale de la ville ! A ne pas manquer lors de votre voyage culturel !

Le Puente Nuevo de Ronda a aussi été marqué par les violences de la guerre civile espagnole (1936-1939). L’arche centrale comprend un petit local, qui était notamment utilisé comme prison pendant ce conflit. Le roman d’Ernest Hemingway, Pour qui sonne le Glas, décrit le meurtre de loyalistes au début de la guerre civile espagnole jetés des falaises d’El Tajo par les forces de Franco. L’écrivain américain a en effet vécu à Ronda pendant de nombreuses années, et a aussi écrit sur sa beauté légendaire, contribuant ainsi à sa popularité.

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