+33 (0)1 58 83 53 24 Contact

C’est Pierre de Coubertin à qui on doit ces jeux Olympiques Modernes, et la célèbre citation « Le plus important (…) n’est pas de gagner mais de participer ‘‘, qui en 1894, développe l’idée d’enrichir les Jeux d’un volet culturel. Ce Projet avait pour but de combiner sports et arts dans sa compétition. Il est par ailleurs le médaillé d’or de littérature en 1912. Il avait proposé le poème L’Ode au sport  sous le pseudonyme Hohrod et Eschbach qui se vit décerner la plus haute distinction.

« O   Sport,   plaisir  des   Dieux,   essence   de  vie,  tu   es  apparu  soudain  au  milieu  de  la  clairière  grise  où   s’agite  
le  labeur ingrat   de   l’existence   moderne    comme    le   messager   radieux  des  âges   évanouis,   de   ces   âges   où   
l’humanité  souriait.  Et  sur  la  cîme  des  monts,  une  lueur d’aurore s’est posée,   et   des   rayons   de   lumière   ont   tacheté 

le  sol   des   futaies   sombres.   

O   Sport,  tu es la Beauté! C’est   toi, l’architecte  de cet  édifice qui est le corps   humain  et  qui peut devenir abject ou sublime  selon   qu’il  est  dégradé par  les  passions  viles  ou  sainement  cultivé  par  l’effort.  Nulle  beauté  n’existe  sans  équilibre  et  sans  proportion  et  tu es  le   maître   incomparable   de   l’un   et   de   l’autre  car  tu   engendres  l’harmonie,   tu   rythmes   les   mouvements,  tu  rends  la  force  gracieuse  et  tu  mets  de  la  puissance  dans   ce  qui   est   souple.   

O  Sport,  tu  es  la  Justice ! l’équité  parfaite   en   vain   poursuivie par  les hommes  dans  leurs  institutions  sociales  s’établit   d’elle-même  autour  de   toi.  Nul  ne   saurait  dépasser  d’un   centimètre   la  hauteur   qu’il  peut   sauter  ni  d’une   minute  la  durée  qu’il  peut   courir.  Ses   forces  physiques  et  morales  combinées   déterminent  seules  la  limite  de  son   succès. »   

En effet, le fondateur des Jeux Olympiques modernes considère ces olympiades comme un modèle d’éducation. Il s’inspire en ce sens des jeux de l’Antiquité grecque : des joutes rhétoriques et des concours musicaux étaient organisés en parallèle des épreuves sportives à Olympie, Delphes ou Corinthe. Coubertin baptise alors cette nouveauté le Pentathlon des muses.

Les premières compétitions avaient été prévues pour les jeux de Rome de 1908, mais ayant annoncé le projet uniquement en 1907, il fut compliqué d’organiser convenablement les concours. C’est donc en 1912 à Stockholm que le premier Pentathlon des Muses vit le jour, même si les Suédois n’étaient pas très chaud pour accueillir ce genre de compétition.

De 1912 à 1948, les compétitions artistiques font partie intégrante de cet événement multisports international. Cinq épreuves en littérature, peinture, sculpture, architecture et composition musicale sont mises en place, avec deux consignes majeures : les compétiteurs doivent avoir le statut amateur, et leurs travaux sont tenus de s’inspirer entièrement du sport.

En 1924, c’est Jean Jacoby qui emporte la médaille d’or de la section peinture avec Etude de sport : Corner, à gauche, et Rugby à droite, Collection: Olympic Museum Lausanne.

Cette compétition d’art atteint son apogée lors des Jeux Olympiques de 1928, à Amsterdam. Cette année-là, plus de 1 100 œuvres d’art sont soumises aux jurys.

Mais suite aux Jeux de Londres en 1948, les épreuves artistiques disparaissent. Vérifier le statut amateur des compétiteurs devient difficile, et le thème du sport n’attire pas de créateurs de renom. En 1952, le CIO convertit la compétition artistique en exposition, avant d’exclure définitivement l’art des Jeux Olympiques.

Ici et là, le Pentathlon des muses, séparé des Jeux Olympiques continue d’exister et de faire briller les créations de nouveaux artistes …et de nombreux appels à projets sont lancés pour les jeux de 2024 à Paris.

Envie de découvrir le monde ??

Laissez-vous guider,
inscrivez-vous à notre newsletter !






Votre inscription a bien été prise en compte !