Bologne est surnommée « la Rossa, la Dotta, la Grassa » (« la rouge, la savante et la grasse ») en raison de la couleur de ses briques et façades colorées, de sa vie culturelle et de sa gastronomie. Dotée de rues médiévales et de la plus vieille université d’Europe, Bologne est aujourd’hui une ville italienne très dynamique, que Calliopée vous invite à découvrir au cours d’un voyage culturel.

Bologne est célèbre pour ses 40 km d’arcades. Si elles étaient autrefois en bois, elles sont passées au béton au fil des siècles étant donné les risques d’incendie. Certains portiques d’origine peuvent néanmoins être admirés, le long de la rue Marsala. Des jeux de lumières et d’ombres, de profondes perspectives offrent des images urbaines fascinantes. Une demande a d’ailleurs été formulée auprès de l’Unesco pour classer ces portiques parmi le patrimoine de l’Humanité.

La place principale de Bologne, la Piazza Maggiore, est le résultat de transformations qui l’enrichirent progressivement d’importants édifices : la Basilique San Petronio (la quinzième plus grande église du monde), le palais dei Notai, le palais d’Accursio, et le palais del Podestà. Construite là où il n’y avait à l’origine que des prairies, la municipalité a commencé à acquérir des terrains pour construire une place qui devait représenter l’importance de l’institution municipale et qui regroupait les diverses activités de la ville (commerce, échanges et services).

Au cœur de la ville, le palais Archiginnasio a été construit par l’architecte Antonio Morandi, entre 1562 et 1563. Il servait de siège unique à l’enseignement universitaire, qui était auparavant dispersé. Le bâtiment de style Renaissance possède un long portique extérieur de 30 arches et est divisé en deux étages autour d’une cour centrale.

Sur la Piazza Ravegnana, levez les yeux vers les deux tours d’origine médiévale, Asinelli et Garisenda, symboles de la ville. La plus grande, la tour Asinelli, était la propriété de la municipalité à la fin du XIIIe siècle et s’élève à plus de 97 mètres de hauteur. La seconde tour, la Garisenda, a été abaissée alors qu’elle s’inclinait au milieu du XIVe siècle, car on craignait qu’elle ne s’écroulât. Elle est haute de 48 m, et reste fortement penchée. Grimper les 498 marches de la tour Asinelli offre une vue imprenable sur la ville.

La via et la piazza Santo Stefano constituent un des complexes monumentaux le plus singuliers de Bologne. Les origines de ce lieu, également appelé « les sept églises », sont particulièrement controversées. Certains attribuent sa naissance à San Petronio, le saint patron de Bologne, alors évêque de la ville, qui aurait voulu construire, en 430, un ensemble de sept églises, reconstruction symbolique des lieux de la Passion du Christ.

Bologne possède enfin plus de 60 km de canaux passant sous les rues et entre les résidences. Ils ne sont visibles qu’à certains endroits : à la Via Piella derrière une porte en fer, ou par une petite fenêtre qu’il faut ouvrir pour observer l’un des canaux caché de la ville.